Ce vélo électrique d’entrée de gamme a grimpé mes côtes sans broncher

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Ce vélo électrique d'entrée de gamme grimpe facilement les côtes sur route de campagne en pente

Ce vélo électrique d’entrée de gamme a attaqué le pont de la Tortière, et je suis parti avec le petit souffle du moteur dans l’oreille. J’ai senti la pente me reprendre dès les premiers mètres, sur un bitume humide et une roue avant qui cherchait son rythme.

J’ai répété la montée pendant trois semaines, avec mes trajets du soir autour de Nantes. J’ai aussi roulé un jour avec le siège enfant vide, après avoir laissé mes deux enfants à la maison, pour voir ce que le poids changeait.

J’ai testé trois configurations sur ma côte habituelle, et ça ne s’est pas passé comme prévu

J’ai attaqué cette côte de 350 m en fin d’après-midi, par 11 degrés et une bruine fine. La pente reste courte, et elle casse vite le rythme si je repars en force après un feu. J’ai fait chaque passage avec mon sac à dos, puis une fois avec le siège enfant vide, pour sentir la différence de charge. Au bout de quelques mètres, j’ai vu que la moindre erreur de développement me coûtait tout de suite de l’élan.

Le vélo affichait un moteur moyeu de 250 W, avec 45 Nm de couple, une batterie de 400 Wh et 22 kg sur la balance. J’ai gonflé les pneus à 3 bars puis à 4 bars, et j’ai gardé le même guidon, la même selle et la même chaussée. J’ai aussi joué avec le petit, le moyen et le grand développement pour voir ce qui cassait ma cadence. En montée, j’ai visé une cadence proche de 70 tours par minute, parce que je voulais garder un pédalage lisible.

J’ai monté trois fois par jour pendant trois jours, en changeant un seul réglage à chaque passage. Avec 3 bars et le grand développement, j’ai mis 4 min 12, et mon cardio a grimpé à 144 battements. Avec 4 bars et le petit développement, je suis descendu à 3 min 38, avec 128 battements et un cran de batterie perdu. Avec 4 bars et le moyen développement, je suis resté au milieu, à 3 min 51, et j’ai perdu 1 cran aussi.

J’ai gardé le même mode eco ou normal, parce que je voulais voir l’aide du vélo sur des côtes de quartier courtes. Quand je suis reparti après un stop en pente, l’assistance est partie sans à-coups violents tant que je tournais les jambes. Sur un trajet vallonné avec 300 m, 400 m puis 500 m de dénivelé cumulé, j’ai vu l’indicateur perdre 1 cran à chaque séquence. Ce n’était pas spectaculaire, mais je l’ai noté à chaque retour.

Le jour où j’ai compris que gonfler mes pneus changeait tout, mais pas forcément comme je le pensais

Quand je suis passé de 3 à 4 bars, j’ai tout de suite trouvé le vélo plus libre au départ. J’ai senti moins de résistance au roulement sur le premier mètre, et la roue arrière a cessé d’avoir cette petite mollesse que je sentais dans les relances. Sur le pont de la Tortière, la différence m’a sauté au visage dès la première reprise après le feu. Je suis parti plus facilement, sans devoir écraser la pédale pour lancer la machine.

Sur les montées à 3 bars, j’ai vu la batterie baisser d’un cran plus vite après chaque série de redémarrages. À 4 bars, je terminais la côte avec un cran de mieux, même si je ne gagnais pas le monde non plus. Je pense que le pneu plus gonflé m’a surtout aidé à garder l’élan, pas à demander plus au moteur. Le résultat était visible dans l’afficheur, pas dans un miracle de rendement.

J’étais sûr de moi en poussant à 4 bars, puis j’ai compris que mon coup de pédale devenait trop nerveux au pied de la rampe. La cadence chutait, et je me suis retrouvé à tirer trop gros au moment où la pente se cabrait. Au troisième passage, j’ai failli caler au milieu de la montée, juste après un petit arrêt au feu. Là, je n’ai plus pensé à la pression, mais à ne pas poser le pied.

Ce qui m’a vraiment surpris, c’est que le vélo paraissait plus sain avec une pression modérée qu’avec des pneus gonflés pour la simple idée de rouler vite. Sur un bout de sol humide, la roue arrière a patiné une fraction de seconde au tout premier appui, puis elle a repris sans histoire. J’ai gardé en tête qu’un pneu trop dur ne corrige pas un mauvais départ. J’ai aussi noté que le freinage restait identique, mais que ma confiance changeait.

La cadence et le développement, ces réglages que j’ai sous-estimés jusqu’à la montée la plus dure

J’ai essayé le grand développement pour ménager la batterie, et j’ai vite vu ma cadence tomber sous les 55 tours. La côte m’a paru plus raide tout de suite, parce que je forçais plus sur les cuisses que sur les pédales. J’ai été frappé par ce contraste, car le moteur aidait encore, mais mon rythme se délitait. À chaque relance, je devais reprendre de zéro au lieu de garder une vraie fluidité.

Avec le petit développement, j’ai retrouvé une montée plus souple, même si j’ai pédalé plus longtemps. L’assistance est restée régulière tant que je gardais un mouvement propre, sans ces petits coups secs qui fatiguent les jambes. Quand j’ai repris après un stop, je me suis senti plus stable, et j’ai moins pensé à l’élan perdu. J’ai compris alors que la fluidité valait mieux qu’un prétendu gain de batterie.

Le capteur de pédalage simple m’a laissé une petite seconde de vide avant d’envoyer l’aide, puis la reprise s’est faite par paliers. En côte, ce délai m’a agacé dès le premier départ, parce que j’appuie, rien ne vient, puis le vélo pousse d’un coup. J’ai aussi senti le mur net quand l’assistance a coupé à 25 km/h sur une portion qui montait encore. Dans ce moment-là, je n’avais plus un vélo assisté, j’avais juste mes jambes.

Sur les passages les plus longs, le moteur de moyeu a bourdonné plus fort, et j’ai senti une odeur légère de chaud après la troisième montée du jour. Je ne peux pas dire si ce comportement serait identique sur un autre modèle, et je n’ai pas ouvert le carter pour le vérifier. Sur le terrain, j’ai juste vu qu’après plusieurs relances, le vélo devenait moins vif pendant quelques minutes. J’ai laissé retomber le rythme, puis j’ai repris plus doux.

Au bout de trois semaines, ce que ce test m’a vraiment appris sur ce vélo et sur moi

Au bout des trois semaines, ma meilleure montée a demandé 3 min 38 avec 4 bars et petit développement, pour 128 battements et un seul cran perdu. La plus pénible a pris 4 min 12 avec 3 bars et grand développement, avec 144 battements et deux crans envolés. Sur l’ensemble, j’ai vu la batterie descendre plus vite dès que j’enchaînais les bosses et les redémarrages. Le milieu de mes trajets gardait un vrai confort, la fin beaucoup moins.

J’ai aussi noté une limite nette sur les côtes longues et raides, surtout quand je repartais chargé. L’assistance restait là, mais le vélo ralentissait quand la pente durait, et le moteur de moyeu donnait une sensation de chauffe légère. Après trois montées d’affilée, j’ai laissé le vélo souffler dix minutes avant de repartir. Ce délai m’a confirmé que l’entrée de gamme sait aider, mais pas encaisser sans compter.

Je le garderais pour quelqu’un qui accepte de passer en petit développement avant la rampe, et qui cherche un vélo de ville pour des côtes modérées plutôt que pour une pente à deux chiffres. Si je devais changer un point, je regarderais un moteur central ou un capteur de pédalage plus réactif. J’ai appris à ne pas confondre aide utile au quotidien et machine capable d’avaler n’importe quelle côte. J’ai déjà vu trop de trajets du matin se faire grignoter par un mauvais choix de réglage.

Sur le pont de la Tortière, j’ai été frappé par sa capacité à me faire grimper assis, sans essoufflement brutal ni pied posé au sol. Je suis rentré avec un verdict simple: ce vélo aide bien sur les côtes courtes, il se défend sur les côtes courtes, mais il rend la batterie plus fragile dès que le relief s’accumule. Pour ce que je n’ai pas testé, notamment l’intérieur du moteur, je laisse l’atelier parler. Et je sais déjà que, sur ce trajet, je chercherai le petit développement avant le feu.

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La rédaction